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La sarcopénie

En 2010, The European Working Group on Sarcopenia in Older People (EWGSOP) a défini la sarcopénie comme un syndrome caractérisé par une perte progressive et généralisée de la masse et de la force musculaire, associée à un risque de conséquences (réduction des capacités physiques, altération de la qualité de vie et augmentation de la morbidité et mortalité).

Algorithme clinique du diagnostic de sarcopénie - Cruz-Jentoft, Age Ageing , 2018

Selon de récents travaux, ce sera dorénavant en priorité la perte de force musculaire qui définira la sarcopénie et qui permettra de poser son diagnostic.

Il est important de rappeler que ce diagnostic est essentiel afin de limiter les conséquences parfois désastreuses de la sarcopénie.


La sarcopénie s'accompagne en effet :

  • D'une diminution de la densité osseuse

  • D'une diminution de perte musculaire

  • D'une augmentation de la fragilité et de la faiblesse

  • D'une diminution des défenses immunitaires


Les conséquences pour les personnes âgées seront donc des risques accrus :

  • De chutes

  • De fractures

  • D'infections

  • D’hospitalisations plus fréquentes et plus longues

  • D'une perte d'autonomie

  • Voire à terme une grabatisation


La sarcopénie est multifactorielle et les facteurs impliqués dans sa survenue peuvent être variés :

  • Des facteurs génétiques

  • Des facteurs hormonaux

  • Un déséquilibre du renouvellement protéique

  • Un contexte inflammatoire fréquent

  • La sédentarité et le manque d'activité physique

  • Des apports alimentaires insuffisants et/ou déséquilibrés


En ce qui concerne l'aspect diététique, afin de préserver au mieux la santé de nos aînés, il est important de veiller à des apports alimentaires suffisants, autant quantitativement et qualitativement :

  • Un apport suffisant en énergie (en calories)

  • Un apport suffisant en protéines et notamment en protéines animales, mieux assimilées par l'organisme et nécessitant un plus petit volume que les protéines végétales (n'oublions pas que les personnes âgées ont souvent un appétit diminué)

  • Une alimentation variée afin d'apporter les vitamines et minéraux nécessaires (notamment omégas 3, vitamines B6 et B9, vitamine E, vitamine D, magnésium)


Maintenir une activité physique sera également essentielle. Cette activité sera de préférence régulière et modérée et bien évidemment comptabilité avec les capacités physiques de chacun.


Après 65 ans, et a fortiori après 75 ans, les régimes restrictifs ou amaigrissants sont vivement déconseillés et cela quelque que soit la pathologie.

Si des modifications d'alimentation s'avèrent nécessaires, il sera prudent de consulter un(e) diététicien(ne), qui saura vous conseiller ou vous accompagnera dans une alimentation adaptée à vos besoins, sans restriction ni frustration.


Pour que l'alimentation reste un plaisir...



Informations recueillies aux 22ème Rencontres de Nutrition Azuréennes - "Vivre et se nourrir quand on est âgé"


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Karine Persico

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